Lit chauffant

Un problème revenait souvent avec notre imprimante 3D, à savoir que les grandes pièces bombaient. Ceci est dû au fait que le plastique se déforme un peu en refroidissant. De plus, même si la pièce tenait bien au scotch bleu, il arrivait que ce soit le scotch lui-même qui se détache du sol. Pour atténuer ce problème, il nous suffisait de réduire la vitesse d’impression pour que le plastique aie bien le temps de se durcir entre chaque couche.

La vrai solution à ce défaut est d’utiliser un lit chauffant. Certains fabriquants d’imprimantes 3D en fournissent un d’office ou dans le cas des imprimantes professionnelles, c’est carrément tout le volume qui est tempéré (comme dans un four). Vu qu’Ultimaker n’en fournit pas, nous avons dû en fabriquer un nous-mêmes.

Pour ce faire, nous avons acheté le lit chauffant de la Rep-Rap (autre imprimante 3D). Il coûte environ CHF 30.-. A cela, il faut encore ajouter une vitre (CHF 3,5.-) et une planche de bois dur (CHF 10.-).

Même si notre imprimante est livrée sans lit chauffant, l’électronique est générique et permet d’ajouter facilement un corps de chauffe ainsi qu’une sonde thermique supplémentaire. Malheureusement, l’alimentation fournie ne suffit pas car le lit consomme 120 W (10A à 12V). Nous avons donc recyclé une vielle alimentation de PC et nous avons utilisé un relais pour la faire commuter depuis la carte mère de l’imprimante.

Au début, il nous a fallu chercher la température idéale, ce n’est pas si simple vu que le verre est assez isolant, tout dépend de son épaisseur. Dans notre cas, il est assez fin. Nous avons donc réglé la température du lit chauffant entre 60 et 70 degrés. Le résultat est vraiment génial. Non seulement les grandes pièces sont désormais tout à fait plates, mais en plus le dessous de nos objets est maintenant très lisse (dû au verre). Donc, très bon investissement !

 

 

Article dans La Liberté du 18 mars 2013

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Photo par Vincent Murith/ La Liberté

Il y a deux semaines de ça, un journaliste de La Liberté (Nicolas Maradan) est venu chez nous. Il voulait des explications sur le fonctionnement d’une imprimante 3D. L’article est paru hier dans le journal.

En PDF :
Page 39 de La Liberté du 18 mars 2013

Sur le site de La Liberté :
http://www.laliberte.ch/cinema-multimedia/imprimantes-3d-mode-d-emploi

Support pour shampoing

Récemment, le support pour shampoing de la douche a lâché.  Mais ce n’est pas grave, grâce à notre imprimante 3D, on peut facilement en fabriquer un autre.

La seule difficulté ici, c’est qu’il faut que l’objet se fixe sur la barre de la douche. Il m’a suffi de mesurer le diamètre (25mm) et de jouer avec l’élasticité du plastique pour obtenir un serrage convenable. Par chance, cela a marché du premier coup. Heureusement, car cette pièce représente un peu moins de deux heures d’impression. Le plastique utilisé revient à environ CHF 2.-

J’ai mis l’objet en ligne sur Thingiverse : http://www.thingiverse.com/thing:51293

Pour les curieux de voir comment fonctionne l’impression, j’ai pris une courte vidéo. Ça vous donnera une idée. Désolé pour le flou sur le gros plan, le mobile n’a pas refait le focus.

 

Création et réparation à l’aide de l’imprimante 3D

Bonjour à tous,

Je vais aborder deux points aujourd’hui, le premier sera une réparation que j’ai réalisée avec l’imprimante 3D et le second, une reproduction d’un dock pour mon natel aussi avec notre bijou technologique.

Réparation d’un chargeur USB

Je vais passer les détails du où et comment mais je me suis retrouvé avec un chargeur usb défectueux qui sentait fortement l’électronique cramée. Je me suis dit cassé pour cassé, je peux l’ouvrir pour voir qu’est-ce qu’il y avait.

Les entrailles de la bête

Les entrailles de la bête

A première vue, il n’y avait rien de grave, mais si vous regardez bien la diode en bas à droite vous remarquerez qu’elle tend un peu vers le noir…
Effectivement, elle a tout simplement explosé. Faute à qui ? Encore une fois je parle d’obsolescence programmée. Bref un petit coup de fer à souder et la diode remplacée par une que j’ai trouvée dans mon stock avec les mêmes caractéristiques pour être au top. Je branche au 230 volts et miracle mon téléphone se recharge..

Par contre à ce moment-là, j’avais un problème je venais d’exploser le boîtier .. (j’étais obligé, il était totalement scellé).

Mais grâce à notre dernière acquisition, j’ai pu recréer une coque que j’ai aussitôt imprimée. Regarder par vous-même le résultat :

Modélisation sur l’ordinateur avec le logiciel Solidworks. J’ai essayé de reproduire le plus précisément et même en le raccourcissant d’un poil.

 

 

Après l’impression ça donne ça :

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Impression du boîtier

J’ai vraiment été surpris en bien du résultat. Je ne m’attendais pas à une autant grande précision et qualité de l’imprimante. Pour ma part, je trouve que c’est juste magnifique !

Je vous laisse encore quelques photos pour voir l’évolution.

Reproduction d’un dock pour mon Galaxy Nexus

Je parle de reproduction, car je ne suis pas l’auteur de la pièce en 3D. Comme dans l’article de mon frère, je me suis sauvagement servi sur le site thingiverse, plus précisément à cette page.

Le temps d’impression a été de 1h45 minutes. On pourrait croire que ça va long mais la machine est indépendante alors on peut tranquillement aller se boire un café.

Là aussi le résultat est au-dessus de mes espérances. Je pose simplement mon Nexus sur le dock et sans forcer ni s’embêter à chercher le connecteur, il se positionne facilement tout de suite.

Voilà, je vous ai tout dit.

N’hésitez pas à laisser vos appréciations sur ce blog, c’est toujours sympa d’avoir des commentaires constructifs.

A bientôt

Premières impressions 3D

Maintenant que notre imprimante 3D est fonctionnelle, nous avons pu réaliser quelques impressions pour voir quelles sont les possibilités.

Thingiverse

Avant toutes choses, laissez-moi vous parler du site ThingIverse. Ce site n’est certainement pas le seul du genre, mais je le trouve bien fait et sa base de données est assez conséquente. Thingiverse, c’est tout simplement un espace de partage et d’échange de modèles 3D dans le but de les imprimer. C’est du pain béni pour les gens qui possèdent une imprimante 3D. On trouve très facilement des choses très utiles (et d’autre un peu moins) comme par exemple des ouvres-bières, des portes clés, des pièces Légo ou Duplo, des socles pour mobiles, etc. Il y a vraiment de tout. D’ailleurs la plupart des objets imprimés dont je vais parler dans cet article sont issus de cette plateforme.

Amélioration de l’imprimante

Notre imprimante est bien, mais on peut faire mieux !

En effet,le ventilateur qui refroidit la matière souffle de manière linéaire. Ce qui fait qu’un côté de la pièce sera plus vite refroidit que l’autre. Cela a pour effet de bomber les pièces trop grandes ou imprimées trop vite. J’en ai fait l’expérience avec mon boîtier pour Raspberry. Nous avons donc décidé d’imprimer un système de refroidissement circulaire pour que les pièces soient de meilleures qualités. Nous avons téléchargé cette pièce : http://www.thingiverse.com/thing:15316 puis nous l’avons imprimée et assemblée (elle est en 3 parties).

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Voici la tête d’impression avec le ventilateur de base.

2013-02-01 14.52.34Et voici la tête d’impression avec refroidissement circulaire. Ok c’est gros et moche, mais ça marche très bien. Nous avons assemblé les parties avec de la colle chaude pour assurer une bonne étanchéité.

Un autre problème auquel nous avons dû faire face, c’est que le tube qui amène la matière n’est pas forcément bien fixé sur la tête, c’est pourquoi nous avons imprimé une vis qui permet de bien serrer et donc bien fixer le tube sur la tête d’impression. Le modèle sur thingiverse se trouve à cette adresse : http://www.thingiverse.com/thing:11864. Le pas de vis ainsi que le moletage s’impriment sans problème !

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Boîtier pour raspberry

Le Raspberry PI est un mini-ordinateur ne coûtant que 30$. Il permet de faire tourner une distribution Linux sans problème et peut très bien servir de mediacenter grâce à l’application XBMC. Mais le truc qui manque à cette bébête, c’est un boîtier ! Ça peut paraître bête, mais pour limiter au maximum les coups, il est livré nu. Pour pallier à ce problème de nombreux boîtiers différents peuvent être acheté à part, mais il en existe aussi beaucoup que l’on peut télécharger et imprimer. Je me suis décidé pour celui-ci : http://www.thingiverse.com/thing:24945

La première impression n’était vraiment pas concluante. A cause du ventilateur qui ne soufflait que d’un côté, la coque était toute bombée et inutilisable. J’ai retenté le coup après avoir installé le ventilateur circulaire et là, magie, c’est impec.

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Screwless Cube Gears

Inutile et donc indispensable, un cube fait d’engrenages qui peut se déformer pour revenir sur lui-même. Le modèle se trouve sur thingiverse (http://www.thingiverse.com/thing:10483) et il y a des vidéos de démonstration sur youtube (j’en ai mis une plus bas).

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Imprimante 3D

Bonjour,

Mon frère et moi avions regardé depuis un moment déjà pour acquérir une imprimante 3D amateur (sous entendu : pas chère). Après qu’un ami à moi nous ait montré la sienne, nous nous sommes décidés à acheter une Utilimaker.

Mais pourquoi faire ?!

Ce qui revient souvent en avant quand on dit « Je me suis acheté une imprimante 3D », c’est la question « Mais ça te sert à quoi ?! ». Ça sert tout simplement à imprimer n’importe quoi. Il te manque un objet ou tu as cassé quelque chose, pas de de soucis, tu cherches sur internet si quelqu’un ne l’a pas déjà modélisé ou sinon tu le modélise toi-même (bon là ok faut encore maîtriser le programme et c’est pas si simple pour un débutant).

Dans quelques années ce genre de machine s’achètera n’importe où. Les logiciels deviendront moins cher et plus intuitifs pour que monsieur tout le monde puisse dessiner sa pièce. La plupart d’entre vous ont peut-être appris à travailler avec Photoshop. Au début c’est pas si simple, mais ça s’apprend. De plus, si beaucoup de monde s’y met et partage ses créations gratuitement (ou non) sur internet, il y a aura de plus en plus d’objets à portée de main. Bref, si je ne vous ai toujours pas convaincu, aller voir cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=hmRFfGdzBc4

Imprimate 3D Ultimaker

Cette imprimante a l’avantage d’être encore assez bon marché (~1200 €), mais surtout elle est très rapide du fait que le moteur qui pousse la matière n’est pas sur la tête d’impression, mais à coté. La tête d’impression peut ainsi bouger beaucoup plus rapidement. De plus le volume d’impression est encore pas mal grand pour une imprimante d’entrée de gamme (21x21x22cm).

Montage

L’imprimante arrive en kit, il faut encore la monter. Les instructions de montage se trouvent sur un wiki sur le site d’Ultimaker. Tout est en anglais, mais c’est très bien expliqué. Le temps de montage est de 6 à 10h (un peu plus que pour une chaise Ikea quand même…). En effet, à deux il nous a fallu un peu moins de 6h avant de pouvoir lancer notre première impression. Il y a quelques photos en fin d’article.

Software

Ultimaker fournit sur son site un logiciel nommé Cura. Ce logiciel est très bien adapté à l’imprimante et permet de convertir un ficher 3D (au format .stl) en code machine (.gcode). Une fois le G-Code compilé, on peut soit l’imprimer directement depuis l’ordinateur, soit si on a le module de contrôle, copier le code sur une SDCard et de ce fait l’imprimante est totalement indépendante.

Première impression

Une fois l’imprimante montée et installée, nous nous sommes empressés de lancer une impression de test. Nous avons imprimé la petite figurine d’Ultimaker (voir photos). Nous avons été étonnés en bien de voir que tout a fonctionné du premier coup. L’imprimante imprime bien. Certes, il y a encore quelques réglages et modifications à faire pour que la qualité soit parfaite, mais nous sommes très heureux de notre investissement.

Matière première

Comme une imprimante classique qui a besoin de papier et d’encre, une imprimante 3D a également besoins de matière première, à savoir, du plastique. Par chance, nous n’avons pas besoin de le commander en Hollande comme l’imprimante, nous avons trouvé un revendeur Suisse : FabberWorld. Le plastique PLA (Polylactic acid) coûte un peu moins de CHF 40.- le kilo. Ce qui est tout à fait raisonnable sachant que nos pièces ne pèsent que quelques grammes (nous pouvons définir la densité).

Images

Ci-dessous quelques images du montage et de notre première impression (d’autres vont suivre).