Un problème revenait souvent avec notre imprimante 3D, à savoir que les grandes pièces bombaient. Ceci est dû au fait que le plastique se déforme un peu en refroidissant. De plus, même si la pièce tenait bien au scotch bleu, il arrivait que ce soit le scotch lui-même qui se détache du sol. Pour atténuer ce problème, il nous suffisait de réduire la vitesse d’impression pour que le plastique aie bien le temps de se durcir entre chaque couche.
La vrai solution à ce défaut est d’utiliser un lit chauffant. Certains fabriquants d’imprimantes 3D en fournissent un d’office ou dans le cas des imprimantes professionnelles, c’est carrément tout le volume qui est tempéré (comme dans un four). Vu qu’Ultimaker n’en fournit pas, nous avons dû en fabriquer un nous-mêmes.
Pour ce faire, nous avons acheté le lit chauffant de la Rep-Rap (autre imprimante 3D). Il coûte environ CHF 30.-. A cela, il faut encore ajouter une vitre (CHF 3,5.-) et une planche de bois dur (CHF 10.-).
Même si notre imprimante est livrée sans lit chauffant, l’électronique est générique et permet d’ajouter facilement un corps de chauffe ainsi qu’une sonde thermique supplémentaire. Malheureusement, l’alimentation fournie ne suffit pas car le lit consomme 120 W (10A à 12V). Nous avons donc recyclé une vielle alimentation de PC et nous avons utilisé un relais pour la faire commuter depuis la carte mère de l’imprimante.
Au début, il nous a fallu chercher la température idéale, ce n’est pas si simple vu que le verre est assez isolant, tout dépend de son épaisseur. Dans notre cas, il est assez fin. Nous avons donc réglé la température du lit chauffant entre 60 et 70 degrés. Le résultat est vraiment génial. Non seulement les grandes pièces sont désormais tout à fait plates, mais en plus le dessous de nos objets est maintenant très lisse (dû au verre). Donc, très bon investissement !












